Globalisation et démocratie incompatibles ?

C’est pour partie la thèse défendu par l’économiste américain Dani Rodrik dans son ouvrage « The globalization paradox », dont le compte-rendu se trouve dans le dernier numéro de la revue « Sciences humaines » (n°235 – mars 2012).

Pour lui, chacune des périodes économiques est caractérisée par une « triangle d’incompatibilité », dont l’un des éléments est exclus : économie ouverte avec des règles internationales, affirmation de la puissance des Etats et expression de la démocratie.

donc :

– époque actuelle, hyperglobalisation = croissance des échanges internationaux via l’OMC + maintien de la souveraineté des Etats – déficit démocratique national.

L’économiste spécialiste du développement ne nie pas l’intérêt de l’ouverture du commerce international, mais le prix à payer est parfois lourd pour certains groupes sociaux. Il oppose donc une « globalisation épaisse » qui s’impose aux économies nationales à une « globalisation fine » qui « s’assure simplement que des échanges commerciaux ont lieu dans les domaines de plus grand intérêt mutuel ».

 

Partager sur
  • Partager via Facebook
  • Partager via Google
  • Partager via Twitter
  • Partager via Email
Michel SAUVADE

À propos de Michel SAUVADE

Maire de Marsac en Livradois depuis 2008 Président de la communauté de communes Livradois, Porte d'Auvergne Membre du bureau politique du MoDem 63
Cette entrée a été publiée dans présidentielles 2012, produire, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.